Le CAFCO réclame le respect de la parité au à la CENI

L’Assemblée nationale vient d’adopter le projet de loi portant organisation et fonctionnement de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). La plénière décisive a eu lieu le lundi 14 décembre 2009 au Palais du Peuple, à Kinshasa.

Les trois articles qui posaient problème n’ont pas été modifiés comme l’exigeaient plusieurs acteurs de la Société civile. Déçues, les organisations féminines réclament le respect de la parité.
Réunies au sein du Cadre permanent, des concentrations de la femme congolaise (CAFCO), plate-forme qui regroupe plusieurs réseaux féminins et organisations politiques militant pour  la défense des droits des femmes,  des dizaines de dames ont déclenché, en novembre 2009, des actions de lobbying pour pousser les députés nationaux à amender notamment les articles 7 et 34 du projet de loi organique sur la CENI pour qu’ils soient conformes à l’esprit de la Constitution.
Elles n’ont pas hésité à faire du porte-à-porte, à véhiculer leurs messages de bouche à oreille, à brandir des calicots et à user d’autres moyens de pression pour pousser l’Assemblée nationale à tenir compte de la participation de la femme dans l’exercice du pouvoir et de la répartition équitable des postes au sein de différentes structures de la CENI.
        
Respecter les textes
«Par notre démarche, nous voulons pousser le Législateur congolais à être cohérent dans sa logique, à respecter lui-même les textes existants, votés antérieurement, car il est inadmissible que la Constitution soit violée constamment», a déclaré Mme Faïda Mwangilwa, ministre honoraire, membre fondateur du CAFCO et du REFAMP/RDC (Réseau des femmes africaines ministres parlementaires, NDLR).
S’appuyant sur l’article 14 de la Constitution qui stipule que «la femme a droit à une représentation équitable au sein des institutions nationales, provinciales et locales», Mme Cathy Kabula, député honoraire et aussi membre fondateur du CAFCO, regrette que le projet de loi organique n’ait pas clairement mentionné la proportion des femmes à intégrer dans le bureau de la Commission Electorale Nationale Indépendante. Elle propose l’intégration de 3 femmes sur les 7 membres de ce bureau.
«Nous n’exigeons pas seulement des postes au niveau de cette instance, mais aussi au niveau  du Secrétariat exécutif national et du Secrétariat exécutif de la CENI», clame Cathy Kabula qui, comme Faïda Mwangilwa, mise désormais sur l’intervention du Sénat pour remettre la Société civile en scelle et exhausser les revendications des femmes.        
Candy KASONGA