10 décembre 1948. La Déclaration universelle des droits de l’homme est adoptée au Palais Chaillot à Paris (France). Au bas du texte, cinquante huit signatures des délégués des Etats faisant partie à l’époque de l’Assemblée générale des Nations unies. En tout, le document comprend trente articles. Depuis soixante ans, la Journée internationale des droits de l’homme est commémorée le 10 décembre de chaque année.
Pour les délégués représentant les pays signataires de la charte, cette Déclaration est voulue «comme un idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant ce texte constamment à l’esprit, s’efforcent, par l’enseignement et l’éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d’en assurer, par des mesures progressives d’ordre national et international, la reconnaissance et l’application universelles et effectives, tant parmi les populations des États Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction». Droits politiques Le texte adopté en France proclame que «toutes les personnes sont égales devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi». Tout individu qui constate la violation des droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la Constitution ou par la loi a le droit de faire recours devant les juridictions nationales compétentes. Plus encore, le document reconnaît à toute personne le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat (article 13) ou de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays (article 14). En cas de persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l’asile en d’autres pays. Ce droit ne peut cependant être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations unies. Par dessus tout, chaque individu a droit à une nationalité et nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité. En tant que membre de la société, renseigne la Déclaration en son article 22, toute personne a droit à la sécurité sociale. Elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l’effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l’organisation et des ressources de chaque pays. Dans la logique de procurer une sécurité sociale à chaque individu, le texte (article 23) stipule que «toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage», mais surtout à «une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s’il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale». Le volet éducation n’a pas été oublié par les signataires de la Charte. Ainsi ont-ils décidé que l’éducation soit gratuite et obligatoire en ce qui concerne l’enseignement élémentaire (article 26). Cet article ajoute que l’enseignement technique et professionnel doit être généralisé et que l’accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite. En gros, la Déclaration universelle des droits de l’homme veut que toute personne ait droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et celui des membres de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires. Le texte ajoute que chaque personne a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté. La Charte conclut que ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s’exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations unies (article 29). Bybysh LUBUYA
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